Blog: Open Your Innovation

Points de vue sur l’innovation : un entretien avec Dario Liguti e …
February 16, 2012

On dit que la France est en train de se désindustrialiser, mais nous pensons que l’innovation, et la valeur ajoutée de la matière grise peuvent permettre d’être compétitifs.” - Laurent Wormser

 

Dario Liguti et Laurent Wormser, respectivement Directeur Marketing Stratégique et Directeur de la communication France de General Electric ont accepté de répondre à nos questions sur leur vision du management de l’innovation. Seconde partie de l’entretien.

 

Presans : Nous avons noté l’absence de gagnants français des concours Ecochallenge Grid et Home. D’après vous, quels sont les points forts de l’innovation française ?

 

Dario Liguti et Laurent Wormser : Question difficile !

Laurent Wormser : Concernant d’abord le fait que nous n’avons pas retenu de projets français, il est vrai que sur les 5000 candidatures suscitées par l’Ecochallenge, les projets français n’étaient pas nombreux comparés aux projets anglo-saxons et nord-américains. Nous voulons améliorer notre communication pour les futurs challenges.

Dario Liguti : La deuxième phase que nous poursuivons maintenant au niveau des challenges, c’est de régionaliser les initiatives de ce type – justement pour faire face éventuellement à des problématiques de langue, ou même au niveau de la perception de barrières culturelles. Nous avons récemment lancé une initiative de ce type en Chine, et nous en lancerons d’autres ailleurs dans le monde.

Pour répondre à votre question, nous ne sommes bien sûr pas en position de dire ce qui marche et ce qui ne marche pas en France. Ce que nous pouvons dire, c’est ce que nous faisons bien en France. Nous avons quatre centres d’excellence mondiale en France. A Buc se trouve le centre de recherche en mammographie et radiographie. Cela veut dire d’une part que tous nos chercheurs sont concentrés là, et d’autre part que nous produisons et exportons ces produits dans le reste du monde à partir de la France. Un autre centre d’excellence se trouve à Belfort, dans le domaine des turbines à gaz. Un troisième se trouve au Creusot en Bourgogne, dans le domaine des compresseurs et des turbines à vapeur. Le quatrième est installé à La Défense, et se consacre au domaine de la signalisation et à la gestion efficace et sûre du trafic dans les systèmes de transport. En France, nous sommes très bien implantés du point de vue de la R&D. Les points forts de la France sont ses ressources humaines, techniquement très pointues, ainsi que son environnement très favorable à l’innovation. Nous travaillons par exemple avec l’Institut Gustave Roussely, avec les Universités, les centres de recherche, le CEA, etc. La possibilité de travailler dans un écosystème qui s’avère très favorable est précieuse. Nous travaillons également avec des acteurs du programme public d’investissement pour l’avenir. Enfin, en troisième lieu, on peut dire que le Crédit Impôt Recherche et les instruments incitatifs mis en place par le Gouvernement sont positifs et avantageux.

Laurent Wormser : On dit que la France est en train de se désindustrialiser, mais nous pensons que l’innovation, et la valeur ajoutée de la matière grise peuvent permettre d’être compétitifs. L’usine de Belfort par exemple est challengée par d’autres implantations du Groupe, par exemple en Chine. Sur des pièces équivalentes, l’usine française n’est en réalité plus chère que de 5%, et ce entre autre grâce à l’innovation et la R&D.

 

Presans : Ecomagination avait fixé des objectifs à 5 ans, largement atteints. Le contexte de crise actuel va-t-il impacter votre capacité à vous projeter dans l’avenir ?

 

Dario Liguti : Un mot d’abord sur Ecomagination. Il s’agit d’abord fondamentalement de mettre sur le marché des produits permettant de réduire l’empreinte environnementale de nos clients. Le programme Ecomagination mesure ainsi les ventes des produits labellisés Ecomagination. La labellisation est effectuée par une société externe. Chez GE, les ventes de produits porteurs du label Ecomagination en 2010 représentent 21 Milliards de Dollars.

Le pendant interne de ce programme nous a conduits à réduire notre propre empreinte de CO2, ainsi que notre consommation de carburants. Nous avons augmenté notre R&D, et nous avons lancé l’Ecomagination Ecochallenge. Ce dernier a d’abord été doté de 200 Millions de Dollars dans les domaines du Smart Grid et du Smart Home, dédiés au démarrage de l’investissement, sous plusieurs formes – seed capital, venture capital, expansion capital, dans des sociétés innovantes dans le domaine des écotechnologies.

Laurent Wormser : Nos investissements Ecomagination en R&D représentent entre 2005-2010 $5 Milliards, et entre 2010 et 2015, nous avons annoncé un doublement à $10 Milliards. Cela met en perspective le rôle de l’Ecochallenge au sein d’Ecomagination.

 

La crise va accélérer le besoin d’innovation.” - Dario Liguti

 

Dario Liguti : Nous venons maintenant de lancer la deuxième phase d’Ecomagination, qui prévoit effectivement le doublement de la R&D, le lancement d’autres produits, la continuation en interne de la diminution de l’impact environnemental. Nous avons aussi rajouté un objectif en matière de consommation d’eau. Tout cela est en cours et nous verrons d’ici 2015 quels seront les résultats que nous aurons obtenus. Mais il s’agit bien de réaliser une très forte croissance des ventes liées à nos technologies environnementales : nous visons une croissance du double de celle de l’ensemble du Groupe. Notre croyance dans le potentiel des technologies environnementales est née du credo de notre PDG : “Green is green” – Derrière les technologies environnementales, il y a des business cases, et à la fin des dollars. Voilà le concept d’Ecomagination.

J’en viens donc à votre question : Non, la crise ne nous conduit pas à réduire nos ambitions dans le domaine du développement durable. Il faut remarquer que le premier programme Ecomagination n’a pas été impacté par la crise de 2008-2009. Nous n’avons pas l’intention de réviser les objectifs que nous nous sommes fixés en 2010 pour 2015. Il y a aura certainement des impacts locaux, mais au niveau global l’importance stratégique de l’innovation est trop grande. Nous ne pouvons pas ne pas investir maintenant, car au moment où la crise sera finie, nous ne pourrons pas nous permettre d’être en retard par rapport à nos concurrents. La crise rend en réalité beaucoup plus vitale l’innovation technologique. Surtout dans des pays matures comme la France, où il ne s’agit pas de créer des infrastructures, mais bien de rendre les infrastructures existantes encore plus efficaces. La crise va accélérer le besoin d’innovation.

Laurent Wormser : Un site comme Belfort exporte à 95%, et nos sites industriels français dans l’ensemble à 75%. Ce qui prouve que nous pouvons être compétitifs en France grâce à l’innovation et à la matière grise.

 

Presans : Merci Messieurs pour ce message de force et pour cet entretien.

 

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Note : L’illustration utilisée ci-dessus  est sous licence Creative Commons ; elle est disponible ici.

Jacques Schmitt, Senior Consultant at Presans, Invited Speaker at …
February 10, 2012

The fifth EPS (European Physical Society) Forum Physics and Society will take place in CERN, Geneva (2012). Previous meetings were held in Graz (2006), Zakopane (2007), Ratnieki (2009) and El Escorial (2010). The meetings have dealt with issues like science education, physics in schools, teacher training, ethics, innovation and communication. The annual theme of the forum is “Physicists in the marketplace: opportunities and threats”.

 

European Physical Society

 

Jacques Schmitt, Senior Consultant at Presans, is one of the invited speakers of the forum. Jacques will be speaking about:  ”Physicists: from expert to skills in the marketplace”.

 

 

Abstract: In the 20th century, shifting from an academic life to an industrial career meant quite a big jump across a cultural barrier. The barrier height and the motivations driving the attempt were varying with the individual and the cultural context as countries, even within Europe, are quite different. Physicists can be successful in industry, some simple rules are described. Emphasis is given on an important change of mind set toward research projects. The innovation process is described with focus on two key aspects, the value creation and the management of uncertainty, both important differences in project approach. A physicist should know and understand such differences to collaborate with industry, and he should be able to think and operate within that frame of mind if he is to enter industry. It is made clear that the key facilitator for this shift is a taste for entrepreneurship.

Finally the focus is on nowadays megatrend a paradigm shift affecting innovation in industry. The transition from close to open innovation is gradually changing the context for physicist interaction with industry, the barrier will be lower and work both ways. This new era is an opportunity for the physicist community if it mutates and adapts to this new environment.

 

EPS Forum Physics and Society - CERN, Switzerland 28-29 March 2012. More information here.

Points de vue sur l’innovation : un entretien avec Dario Liguti e …
February 1, 2012

Coupe transversale

 

“L’avantage d’être un conglomérat, et l’avantage d’avoir une division dédiée à la R&D, c’est que cela nous permet de réaliser une cross-fertilization entre les différentes branches de la science, et entre les différents domaines dans lesquels nous travaillons.” - Dario Liguti

Dario Liguti et Laurent Wormser, respectivement Directeur Marketing Stratégique et Directeur de la communication France de General Electric ont accepté de répondre à nos questions sur leur vision du management de l’innovation. Première partie de l’entretien.

 

Presans : GE est souvent considéré comme un pionnier du management de l’innovation, et ce dès les commencements de son histoire. Comment faites-vous aujourd’hui pour trouver une inspiration à l’extérieur de votre organisation ?

Dario Liguti : Comme cela a été démontré dans un rapport récent sur l’open innovation en France, nous avons plusieurs sources d’inspiration, et en premier lieu nos fournisseurs et nos clients. Nos clients viennent ainsi souvent nous parler des problèmes qu’ils ont pour déterminer ensemble comment nous pourrions les résoudre. Il s’agit là d’une première source d’inspiration immédiate qui est fondamentale pour nous : c’est pour cela que nous entretenons de nombreux partenariats. Nous avons lancé très récemment un grand partenariat avec EDF dans le domaine des turbines, comprenant également un volet de R&D. Cela correspond au besoin d’EDF de renouveler son parc de turbines, et c’est un bon exemple concret de la manière dont nous trouvons l’inspiration à l’extérieur.

“Nous avons plusieurs sources d’inspiration, et en premier lieu nos fournisseurs et nos clients.” - Dario Liguti

Il faut ensuite noter que la R&D suit chez nous deux processus nettement distincts, selon la potentialité de commercialisation des technologies sur le marché. Pour les technologies qui ont une période de maturité comprise entre 1 et 5 ans, le développement a lieu dans les business units, où les contacts avec les clients et les fournisseurs sont très étroits. Pour les technologies qui dépassent cet horizon et s’inscrivent dans une perspective de rupture entre 5 et 15 ans, le développement a lieu dans une division dédiée à la recherche nommée Global Research Center. Il s’agit d’une division séparée qui dépend directement du PDG. Là, nous avons des experts scientifiques venus d’une multitude de disciplines, travaillant tous ensemble. C’est à ce niveau que des découvertes dans un domaine donné sont transposées dans un autre domaine. Une solution pour un problème dans l’aviation, ou dans le domaine médical devient par exemple une inspiration pour les gens qui travaillent dans l’énergie. L’avantage d’être un conglomérat, et l’avantage d’avoir une division dédiée à la R&D, c’est que cela nous permet de réaliser une cross-fertilization entre les différentes branches de la science, et entre les différents domaines dans lesquels nous travaillons (cf. encadré).

   

… et rendez-vous ici pour en savoir plus sur un cas de cross-fertilization réalisée par Presans.

 

La troisième source d’inspiration, ce sont des initiatives comme Ecochallenge, la veille technologique que nous réalisons, le fait que nous commençons à travailler depuis deux ans avec les social media. Nous avons notamment lancé sur les plateformes sociales le Energy Jam : pendant une journée, nous avons ouvert une plateforme de discussion ouverte à tous nos clients et à tous nos employés dans le secteur de l’énergie pour qu’ils partagent à la fois des problèmes et des idées. Cela a duré un jour. Nous avons reçu énormément d’idées de gens qui sont confrontés tous les jours à ces réalités. Le succès auprès de nos clients a été considérable : par la suite, nous avons développé des solutions dans nos business pour répondre aux problèmes posés. Les media sociaux constituent donc pour nous une autre façon de trouver des idées : afin de réunir des gens qui ne se connaissent pas, des employés dispersés partout dans le monde, des employés, des fournisseurs et des clients qui apportent tous ensemble des idées ou des problèmes. En aval, des experts analysent les propositions en fonction de leur intérêt, afin de déterminer le niveau de notre investissement.

Laurent Wormser : Je verrais une quatrième source d’inspiration, valable pour tous les groupes, à travers les acquisitions que nous réalisons pour acquérir des technologies intéressantes.

Dario Liguti : Tout à fait. Ces quatre canaux couvrent assez bien toutes les sources potentielles d’inspiration pour nous.

 

Notre âme reste celle d’un groupe industriel.” - Dario  Liguti

 

Presans : GE a parfois été décrite comme une entreprise financière avec un bras industriel. Comment peut-on mettre la finance au service de l’innovation industrielle ?

Dario Liguti : Avant d’aborder la question, deux précisions : nous sommes historiquement un groupe industriel, et nous le restons encore aujourd’hui. Autour de 60% de nos revenus viennent de l’industrie. Notre âme reste celle d’un groupe industriel. De plus, la partie financière est née pendant la Grande Dépression pour aider les clients à financer l’achat des équipements produits par GE. Notre division financière est dédiée au financement de l’industrie et des comptes clients industriels. Nous ne faisons pas de spéculation sur les marchés. Nous ne réalisons pas d’investissement de trading à notre propre compte. Nous ne sommes pas une banque d’investissement. Nous avons une branche de financement du consommateur, qui reste cependant marginale par rapport à tout le reste. L’activité principale de GE Capital consiste à financer l’activité productive, à travers l’affacturage, le crédit-bail, le financement de stocks, ce genre de choses. Nous finançons l’équipement nécessaire à l’innovation, au travers d’instruments qui n’alourdissent pas le bilan des sociétés, et n’entraînent pas de flux de cash sortant immédiats. Une fois que nous avons dit cela, il reste vrai que nous avons également une activité d’investisseur. Nous avons lancé par exemple l’Ecochallenge en le dotant de $200 millions de notre propre argent. Nous sommes aussi dans un fond de venture capital. Mais il ne faut pas oublier que ce domaine ne constitue pas notre cœur de métier – raison pour laquelle nous nous sommes alliés à d’autres fonds de capital-risque, afin de nous aider à gérer ces investissements de la meilleure façon. Et nos investissements ciblent des technologies et des domaines qui correspondent à notre métier et à notre philosophie du développement durable.

Presans : Utilisez-vous des critères d’investissement analogues à ceux utilisés par des fonds éthiques ?

Dario Liguti : Non, car nous ne sommes pas des investisseurs passifs. Nous n’avons pas une approche de portefeuille de l’investissement. Nous avons une approche technologique, toujours en relation avec nos métiers. Nous n’avons pas évalué les 5000 candidatures du Ecochallenge dans une optique de portefeuille – ce qui aurait été en soi faisable – mais bien en regardant, projet par projet, si cela correspondait à notre vision du monde, à quelque chose que nous serions susceptible de vouloir développer, et qui serait en phase avec nos capacités. Ce fut notre critère, qui nous a permis de choisir certaines technologies, soutenues par des perspectives de business significatives. Il doit y avoir un marché qui corresponde aux besoins de nos clients, et les solutions doivent favoriser un effet d’échelle, être scalable au niveau global avec un business case solide.

Open Innovation and Public Policies in Europe
January 29, 2012

Open Innovation and Public Policies in EuropeHenry CHESBROUGH & Wim VANHAVERBEKE, fathers of Open Innovation have just released a very insightful report on Open Innovation and public policies in Europe, in collaboration with Tuba BAKICI and Henry LOPEZ-VEGA.

 

Abstract of the report

Industrial innovation processes are becoming more open. The large, vertically integrated R&D laboratory systems of the 20th century are giving way to more vertically disintegrated networks of innovation that connect numerous companies into ecosystems. Since innovation policy ultimately rests on the activities and initiatives of the private sector, it is vital that policy follows this evolution.

Previous innovation policies relied on large companies to act as the engines of innovation in the EU. While large companies remain quite relevant to innovation within the EU, they themselves report that their processes involve many more SMEs and other contributors outside their own walls. Therefore, innovation policy must also move outside the walls of these large companies and consider the roles of human capital, competition policy, financing, intellectual property, and public data in promoting an environment of open innovation.

In this report, we combine new research and analysis on open innovation with focused interviews of major participants in the European innovation system. The result is a series of recommendations for public policies that could, if implemented, improve the climate for open innovation to take place in the European Union – and thereby improve the competitiveness of the European economy overall. Taken together, these recommendations comprise an informal ‘charter’ for EU open innovation policy.

(abstract copied from the original report)

 Main recommendations

  • Education and human capital development
    • Increase meritocracy in research funding: research funding should move to EU level to reward excellence.
    • Support enhanced mobility during graduate training: graduate training is unequal across Europe. Promising researcher should be supported to do part of their training outside of Europe.
  • Financing open innovation: the funding chain
    • Introduce the funding chain concept: R&D public funding is currently not in accordance with Open Innovation. The French “CIR (Crédit d’Impôt Recherche – tax return for R&D) could be generalized across Europe.
    • Increase the pool of funds available for VC investment: the European VC market is currently dwarfed by the American market.
    • Support the formation of spin-offs to commercialise research discoveries: public policies should foster promising but risky projects in their early stage.
  • A balanced approach to intellectual property
    • Reduce transaction costs for intellectual property: current IP costs are too expensive for SMEs, which is a serious issue as more and more technological innovations are made by small companies.
    • Foster the growth of IP intermediaries: EU should foster the growth of the IP market.
    • Rebalance EU policy towards universities with publicly funded research: many universities focus are focused on maximizing the royalty income, which limits the flow of knowledge to industry, hampering technological progress and competitiveness of the industry.
  • Promoting cooperation, competition, and rivalry
    • Shift support from national champions towards SMEs and start-up companies: policies should support SMEs creation, expansion and exports outside of EU as they are extremely important innovation players.
    • Promote spinoffs from large companies and universities: governments should support large companies to spin-off promising ideas.
    • Focus on innovation networks: policies should focus on the creation and the animation of networks and ecosystem, propitious to innovation.
  • Expanding open government
    • Accelerate the publication of government data wherever possible: releasing public data is source of tremendous innovations.
    • Utilize open innovation in government procurement: governments should use open innovation and innovation intermediaries (such as Presans) to seek out solutions anywhere in the world.
    • Foster commercial application of technologies developed for the government:  Governments should foster the commercialisation of technologies originally developed for military, aerospace, road and railway infrastructure, and national security.

The report can be downloaded here or here.

PRESANS: exciting news
January 18, 2012

On the 18th of January of last year, PRESANS launched X-Search, the first worldwide expert search engine. We decided to choose  the 18th of January again to announce some exciting (at least for us!) news. In the past few years, we’ve had to learn a lot in order to develop fairly robust applications and high-end services to boost innovation. The time has now come to streamline a number of things and to structure our offering in a clearer way. Keep on reading to find out about Sofia, X-Search and X-Call… and to discover our brand new corporate website.

presans exciting news

Why did we change ?

First of all, PRESANS is still PRESANS: our recent evolution is a logical step towards doing what we already do, only better and on a greater scale. Over the years, we’ve been developing separately two pieces of software: X-Search (expert search engine / expertise mapping software) and X-Call (the internal tool we’ve been using to manage our “Calls for Expertise” that we once called “Challenges”). In addition, we had no real corporate website.

As PRESANS grows and structures its offering, and as we get to handle more and more Calls for Expertise, our pieces of software needed to become more responsive. We decided to rethink the way they were built and to integrate them into one single application: Sofia. Sofia handles both X-Search and X-Call.

What does it change for you today? Nothing!

Why are we speaking about it in this post? Well, you will see in a few months!

Regarding the corporate website, as a matter of fact, we didn’t really have one… so we took the opportunity to put one together and to revamp our graphical charter at the same time. We hope that it will fit better with our high-end positioning. It is now a lot more obvious from our website that PRESANS is about Innovation Strategy & Management, about Calls for Expertise, and about Expertise Profiling.

What did we change?

PRESANS: Corporate Website and Innovation Management

The most obvious change for you is our corporate website. Over the last year, we’ve been providing more and more support in terms of innovation management to our clients (open innovation, innovation contests process and implementation), revamping of innovation processes etc. These services were provided by our staff (senior consultants with over 40 years of experience of Research & Innovation in various industrial sectors) and thanks to a number of strategic partners. We wanted this side of the business to be reflected on our new website, next to our other activities: Calls for Expertise and Expertise Mapping.

 

X-Search: the Worldwide Expert Search Engine

When we first launched a free version of X-Search, one year ago, we were revolutionizing the way people could find experts around the world — for free.

This year we are bringing X-Search one step further. The free version of X-Search is a light version of our internal more sophisticated tool, however, it still brings a lot of value to its users: over 1.1 million experts in base, in over 30 thousand institutions and 130 countries, most of the experts being in countries and continents including  Europe, Japan, China, Brazil, Russia and India.

Another great news item is that you can now use X-Search in many other ways. For instance, our newly developed widget makes it possible to easily embed X-Search on your website.

 

X-Call: PRESANS’s Calls for Expertise

Calls for Expertise (formerly known as “innovation” challenges) constitute our historical activity. And this is still our main activity. We organize public (they appear on our website) and private (you need to be invited to know that they exist) Calls for Expertise. With these Calls for Expertise, we address a whole range of needs: support strategic decision, identify disruptive technologies, qualify potential key partners, etc. Finally, we organize these Calls for Expertise directly  – or, we make our infrastructure (our software Sofia and our methodology) available to partners. Sofia will be made available to more partners in the coming months – drop us a line if you are interested!